La Collection Bernstein

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24/07/2014 - 06/09/2014

Manuel ALVES PEREIRA, Isabel BARAONA, Marcus BERING, David CLEMENT, Dany DANINO, Evelyne DE BEHR, Marco DESSARDO, Jacques DUJARDIN, Benoît FELIX,  Bernard GAUBE, Patrick GUAFFI, Alice JANNE, Mikko PAAKKOLA, Juan PAPARELLA, Pierre TOBY

ŒUVRES ET REVUE DE PRESSE

La Libre Culture • Claude Lorent - 20 août 2014
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La Libre Culture • Claude Lorent - 20 août 2014<br>Cliquez sur l'image pour voir le slideshow en plein écran
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Madame Isia Bernstein est issue d’une famille active depuis trois générations dans l’import-export de fruits. Elle est historienne et poursuit actuellement une carrière discrète dans le monde diplomatique. Sa rencontre avec Jean-Marie Stroobants date de l’installation de l’Office d’Art Contemporain rue de Laeken. Depuis ce jour, elle le suit et a développé une vraie passion pour l’art contemporain. C’est lui qui l’a aidée à « sauter le pas » et à s’investir comme collectionneuse. Après avoir acquis quelques pièces, elle est devenue une fidèle de l’Office d’Art Contemporain et un véritable compagnonnage (une vraie symbiose) s’est établi entre le curateur et la collectionneuse.

Aujourd’hui, elle a envie de faire partager cette passion. A l’heure où Bruxelles s’ouvre à de nombreux collectionneurs qui investissent de très beaux hôtels de maître pour montrer leurs acquisitions, elle souhaite prouver que Bruxelles regorge de talents contemporains en arts plastiques qui vivent ou travaillent, qui ont vécu ou travaillé à Bruxelles.

Cette exposition est pour elle une nouvelle manière de soutenir ces artistes : refusant de se départir des œuvres qu’elle a acquises pour les soutenir, Isia Bernstein est retournée avec Jean-Marie Stroobants dans leurs ateliers et ils y ont choisi ensemble les alter-ego des pièces qui composent la collection Bernstein. C’est ainsi une collection neuve, identique mais différente, qui est proposée à la vente.

Rencontre avec Madame Isia Bernstein

Collectionner des œuvres d’art n’est pas pour elle un placement, mais une manière intense de prendre part à l’époque et d’expérimenter son temps. Collectionner est un besoin mental. L’acquisition d’une nouvelle œuvre donne chaque fois de nouvelles impulsions à sa collection.

C’est comme un caillou que vous jetez à l’eau, les cercles qu’il dessine s’élargissent progressivement. Vous rencontrez d’autres amateurs d’art et de nouveaux artistes, et en échangeant avec eux, vous approfondissez vos connaissances.

« L’une des raisons pour lesquelles je me tourne vers les jeunes est que je ne dispose pas d’un budget illimité. Je ne veux pas non plus me cantonner à une orientation précise. Ma collection est éclectique et en constante évolution, à l’instar de la vie elle-même. Elle me ressemble. Dans cette optique, je choisis aussi différents médias, de la peinture et du dessin à la vidéo et la photo, en passant par la sculpture, les objets et les installations ».

Selon Isia Bernstein, « un collectionneur doit choisir une œuvre avec laquelle il peut entrer en contact, qui a quelque chose à voir avec lui. En tant que collectionneur privé, vous n’avez pas de comptes à rendre à une quelconque autorité, contrairement au directeur d’un Musée. Personne ne vous dicte votre conduite, vous pouvez prendre des risques. Naturellement, c’est agréable de voir qu’un artiste que vous avez découvert de manière précoce se fait ensuite un nom. Je connais d’ailleurs personnellement la plupart des artistes dont j’ai acquis une œuvre ».

« Je recherche plutôt des galeries qui, comme l’Office d’Art Contemporain, travaillent en équipe restreinte et n’engendrent pas de frais généraux titanesques. Je préfère les galeries dont le directeur est encore en mesure de s’entretenir avec l’artiste sur le contenu de son œuvre. L’art contemporain reste un acte d’investigation ».